Florence Kami

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Florence Kami suit un parcours solitaire et intime dans la mouvance du « recup’art ». Son passage du brut à l’ouvrage en trois dimensions est plus qu’une manipulation, c’est la concrétisation d’une lente maturation qui nous rappelle une phrase de Lavoisier : « Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme ».

Les objets qui envahissent l’atelier que Florence appelle « la pièce unique » ou « l’antre de mon âme », sont glanés, ou chinés, solitaires, déchus.

Ils s’offrent à Florence qui les débarrasse des stigmates de l’abandon et par la même de leur inutilité. Ils se joignent les uns aux autres et, dans une sorte de métempsychose collective, ils se groupent sous l’effet d’une pulsion. Florence va leur donner une âme, la sienne.

« Je travaille à partir de vieux outils que je soude à l’arc pour leurs redonner une deuxième vie. Ce sont eux qui dirigent mes créations et s’assemblent pour former un bestiaire. Mon travail est aussi réalisé à partir de métal découpé, chauffé et formé qui réveille un monde plutôt humanoïde ».

Les premières réalisations sont brutes, comme façonnées par un Vulcain dans le feu de la forge. C’est le bestiaire digressif, lourd, massif comme la matière dont il est issu mais habité d’une violence poétique. Puis les coupes s’allongent et s’étirent dans un rendu moins opaque. Florence nous livre des réponses parfois humoristiques à des interrogations.

Luis Gadea

Exposition mai 2015

Duo
Haut Sur Pattes
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